TPE sur la dénonciation politique au cinéma à travers le film "Punishment Park"

06 février 2007

FICHE TECHNIQUE DU FILM

Titre:   Punishment park

Réalisation: Peter Watkins

Scénario: Peter Watkins avec les acteurs

Production: Susan Martin

Photographie: Joan Churchill

Son: Mike Moore

Musique: Paul Motian

Direction artistique: David Hancock

Montage: Terry Hodel et Peter Watkins

Pays d'origine: Etats-Unis

Genre: Drame

Format: Couleur

Durée: 88 minutes

Date de sortie: 1971

Acteurs:

Carmen Argenziano
Jim Bohan
Fred Franklyn
         
Rolando Gonzalez         
Gary Johnson                   
Tom Kemp
Katherine Quittner

Harold Schneider
   
    

 

Fiche IMDB (Internet Movie DataBase) et AlloCine du film

et filmographie de Peter Watkins (IMDB et AlloCine)

 

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07 février 2007

Introduction

Nous avons choisi comme sujet de TPE de traiter de la représentation de la société à travers l'image et plus spécifiquement le cinéma. Nous allons tenter de montrer comment le cinéma peut devenir un médium de dénonciation politique, par quels moyens il y arrive. Pour ce faire, nous avons décider de faire une étude de cas sur le film britannique Punishment Park, du réalisateur Peter Watkins. Dans un premier temps nous étudierons le système politique incriminé par le film, ensuite seront traités les moyens utilisés pour rendre efficace cette dénonciation puis nous terminerons sur le rôle du cinéma.

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08 février 2007

UN SYSTEME POLITIQUE DE REPRESSION

Définition de la loi

A travers le film, le scénario développe les conséquences possibles d'une loi si elle avait été déclarée.
En 1970, le Mc Carran Act est prononcé. Cette loi autorise le gouvernement fédéral sans en référer au congrès, à mettre en détention toute personne susceptible de mettre en péril la sécurité intérieure.
C'est de cette loi que se réclame le tribunal de fortune  réuni sous une toile de tente, qui va statuer sur l'avenir d'un groupe de jeunes dissidents: le groupe 638. Les chefs d'accusation bien que minimes, les exposent pourtant à des peines de prison ferme, à moins d'opter pour un périple de quatre jours dans PUNISHMENT PARK. Le groupe 637 est déjà sur le départ. Son objectif: atteindre la bannière étoilée plantée au milieu de nulle part. Les moyens mis à disposition: aucun. Lâchés comme des bêtes, sans nourriture et sans eau, dans un désert aride où la chaleur inhumaine cède la place à des nuits glaciales, les membres de ce groupe doivent atteindre le drapeau sans se faire arrêter par la police lancée à ses trousses, à défaut de quoi ils se verront jeter en prison pour effectuer la peine requise à leur encontre. Les jeunes gens se divisent en trois groupes:
-les uns prennent le parti d'attendre
-les autres décident de se battre
-les derniers d'atteindre le symbole de la pseudo-démocratie.

 

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Drapeau
envoyé par BasileJ

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09 février 2007

Causes des accusations

Les raisons des arrestations des condamnés sont peu valables mais malheureusement légales. Les accusés rejettent la pensée unique et la mondialisation. En ces temps troublés que sont les années 1970, sur fond de guerre froide et guerre du Viêt-Nam autant dire que se justifier d'une certaine idéologie était extrêment dangereux, en tous cas très mal vu. Ainsi une femme est accusé d'écrire des chansons anarchistes. Mais les Etats- Unis ne se considèrent ils pas comme une démocratie? Où est la liberté d'expression?

Un autre homme déserte. Mais s'il pense que la guerre est une action absurde devrait-il être forcé à faire une chose qu'il ne cautionne pas? La loi est pourtant claire. Le pays est en guerre: les appelés doivent combattre contre l'ennemi et défendre leur patrie. S'ils refusent ils doivent donc subirent les conséquences. C'est justement ce que le réalisateur dénonce: des conséquences synonymes de non sens pour ces individus.
Les pacifistes n'ont plus leur place. Comme bien d'autres d'ailleurs. C'est tout le système fondé sur la liberté qui est alors à remettre en cause. Militants des des droits civiques féministes, objecteurs de conscience, communistes, anarchistes sont donc arrêtés et conduits devant un tribunal exceptionel populaire. Les accusés sont donc "coupables" et doivent payer leur dette à cette société à laquelle ils refusent de s'aliéner.   

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Femme Blonde
envoyé par BasileJ

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13 février 2007

Un choix absurde

Pour les accusés "coupables" deux solutions s'offrent à eux: une peine de prison interminable, totalement disproportionnée avec les délits commis ou PUNISHMENT PARK: une chasse à l'homme synonyme de souffrances et surtout sans solution possible. L'ironie de Peter Watkins n'est pas innocente dans le choix du titre, puisqu'on y verra volontiers une référence aux parcs nationaux américains ou encore aux parcs d'attraction où se pressent et s'uniformisent des millions d'américains.

PUNISHMENT PARK peut aussi être vu comme une métaphore. Celle du parcours du combattant de toute personne qui veut s'élever contre un état totalitaire et policier.

En définitif le choix proposé aux accusés à la fin du film est absurde. C'est un faux choix, leur donnant l'illusion qu'ils ont la possibilité de choisir. Et d'évidence le film conclue à l'impasse. L'état d'urgence censé rétablir la sécurité intérieure génère finallement le chaos.

 

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Chefs d'accusation
envoyé par BasileJ

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14 février 2007

MOYENS DE DENONCIATION

Critiques des USA

Ce film de Peter Watkins dénonce les procés sans preuves "valables",les événements atroces qui ont fait que l'Amérique est née et les actions immorales aux USA aujourd'hui. 

Tout d'abord,ce documentaire fiction commence par un procé au sein du camp de Punishment Park. Les accusés défendent leurs accusations:l'illégalité du tribunal,l'absence de témoins,l'immoralité et l'absurdité de ce procés et pour finir sur la non application et le non respect de la Constitution d'Amérique. Mais,ce procés ne requiert qu'une loi de cette Constitution,celle d'avoir un avocat de la défense. Malheureusement,la défense est refusée à chaque fois. De plus les accusés ne disposent pas de témoins. Ils sont donc accusés sans témoignages pouvant éventuellement prouver leur innocence. Ce procés renforce l'illégalité et l'injustice aux USA.

Ensuite,notament dans le procé du Noir américain,il dénonce la traite des noirs pendant la période de l'esclavage,l'exterminaion des Indiens d'Amérique.Tous les massacres,les génocides(Indiens,Juifs...),l'impérialisme dans les colonies et les armes dévastatrices comme le Napalm(essence utilisée pour le chargement de projectiles incendiaires:"Bombes au napalm")témoignent de l'atrocité de ces actes.

Enfin, ces procédures se finissent par les actions immorales des Etats-Unis.Le sujet prédominant de ce film est la guerre du Vietnam;dont la moitié des accusés est jugée pour des actes de désertion et donc de pacifisme. Il critique aussi la pauvreté,le racisme,la brutalité policiére,l'oppression et la répression des idées nouvelles.Il dénonce aussi les conditions de vie des américains,des méxicains,des chômeurs qui pâtissent d'une absence d'aides sociales.Le manque d'instruction pose le problème d'un fort pourcentage d'illétrés dont le gouvernement américain ne s'occupe pas.Pour finir, la production et la consommation à outrance engendrent une pollution importante et une malnutrition de la population.               

  "Chaque jour dans la rue,on vous tire dessus,[...]on peut appeler ça la démocratie." citation d'un des survivant de Punishment Park.   

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17 février 2007


Exemple de critiques
envoyé par BasileJ

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18 février 2007

Jeux des sentiments des acteurs 

Dans ce film, trois catégories de personnes vont être confrontées à leur réalité, avec des enjeux différents.Tous sont victimes du système répressif américain, qui oppose les groupes de pensées et supprime toute alternative.

En effet, les accusés éprouvent plusieurs: incompréhension, révolte,  haine, dégoût lors du procès. Par ailleurs, les prisonniers qui traversent le désert sont éreintés, désespérés et terrorisés à l'idée d' être rattrapés par les policiers et tués.

D'ailleurs, les policiers sont à la poursuite des prisonniers,comme un chasseur poursuit sa proie.Leurs actes ne sont que violence,cruauté prouvant ainsi que ces hommes sont dénudés de sentiments humains et semblent indifférents au sort des détenus.

En paralléle, les juges écoutent les accusés énoncer leur plaidoyer, mais se cachent derrière la loi qui leur donne un rôle de bourreaux. Ils semblent indifférents et sans scrupules quant au devenir des accusés.

Ainsi, le spectateur est confronté à une multitude de sentiments qui peuvent l'émouvoir grâce au jeu des acteurs bien interprété. 

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Jeu sentiment
envoyé par BasileJ

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19 février 2007

la Technique

Tout le long du film le montage est alterné c'est à dire que les plans passent constamment du désert au procès. Dans ce cas, il s'agit de filmer deux endroits différents au même moment. Cela crée un parallèle, montrant qu'il existe une injustice autant dans le désert où ils survivent dans des conditions difficiles, que durant le procès qui devient très vite une mascarade. Celui-ci est d'ailleurs filmé nerveusement, les protestations des uns se heurtant aux accusations des autres.
A plusieurs reprises des gros plans sont effectués sur les mains menottées des accusés pour accentuer le rapport de faiblesse et de "dominé".

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Plan menottes
envoyé par BasileJ

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La direction des acteurs est aussi représentative du propos du film. En effet, le réalisateur réussit une parfaite adéquation entre le fond et la forme, ses comédiens sont saisissants de vérité. Ils arrivent à passer une émotion forte à travers leur regard, si profond et engagé. On peine d'ailleurs à croire que ce sont de véritables personnes qui jouent un rôle fictif tant l'effet de réel dans l'interprétation est travaillé. Leurs discours fusent sans fausse note, leurs yeux montrent la haine, le dégoût et la révolte, leur charisme explose et transcende le spectateur.

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Plan "gueules"
envoyé par BasileJ

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La sonorité du film sert également à étayer le propos de Peter Watkins. Il utilise avec parcimonie des bruitages de guerre comme fond sonore, des coups de fusil, des bruits d'avions, des sirènes... Cela a un double effet, celui de nous rappeler la guerre du Vietnam, qui s'enlise et dont les ravages imprègnent le film, et d'ajouter une consonance guerrière, brutale et saisissante aux propos tenus par les accusés à l'encontre du jury, et indirectement à l'Amérique puritaine.

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Sonorités guerrières
envoyé par BasileJ

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20 février 2007

LA PLACE DU CINEMA DANS LA SOCIETE

    quel est le rôle du cinéma ?

   Le cinéma est à la fois un pur divertissement à grand spectacle et un miroir réaliste. Il partage les caractéristiques d'un genre littéraire bien connu, l'apologue qui repose sur une simple définition :instruire le spectateur tout en le distrayant. Seulement il existe un tel décalage entre la réalité et la fiction, que cela entraîne la division du septième art en deux sous genres qui sont souvent traités inégalement :d'une part, le divertissement avec l'utilisation de nombreux effets spéciaux et de l'autre une mise en scène plutôt simpliste s'effaçant pour mettre en avant de profonds dialogues réalistes.

   Pour les partisans des longs métrages à grands spectacles, le cinéma est un divertissement plus qu'autre chose, qui a le pouvoir de nous faire rêver à travers des décors, des images époustouflantes et des personnages idéalisés...On peut parler par exemple de l'adaptation du célèbre roman fantastique de Tolkien, "Le Seigneur des Anneaux". Dans ce cas de figure le cinéma reste un divertissement, rien de plus...

   D'autres, plus nostalgiques ou visionnaires optent pour un cinéma plus proche du quotidien, qui retranscrit des émotions profondes ou qui fait une esquisse d'une société en crise, comme l'a fait Charlie Chaplin qui critiquait la société de son temps sur un ton burlesque...Chez ces cinéphiles, pas de place réservée aux effets spéciaux qui sont considérer comme assourdissants, ennuyeux et avant tout superficiels. C'est dans cette catégorie de films que l'on pourrait classer Punishment Park car c'est une réalisation à petit budget, qui n'a pas été noyée dans des choses inutiles, mais qui met en avant un message en allant à l'essentiel parfois dans un cadre un peu trop caricatural...

   Le cinéma se doit de retranscrire un certain réalisme à l'écran. Si certains le considère seulement comme un divertissement et se contentent d'admirer la beauté en surface, d'autres préfèrent la réflexion et privilégient la profondeur des situations et des dialogues réalistes autour de thèmes qui relèvent de la vie quotidienne :l'amour, la mort, les problèmes de société en général...Si parfois en tant que spectateur, on s'identifie à un personnage en "pleine crise", la mise en scène doit nous permettre de réfléchir sur nos propres convictions, sur la réalité du monde actuel. Le cinéma doit conduire à une véritable réflexion psychologique avant de divertir, il doit être comme un "miroir' où chacun peut voir son reflet...

   En fait le cinéma aborde des sujets très variés, mais aussi intéressants les uns que les autres, c'est pourquoi il est difficile de le rattacher à un stéréotype précis. On peut dire que le septième art joue plusieurs rôles qui dépendent de la façon qu'on les acteurs de le faire vivre.

   En ce qui concerne le film Punishment Park, Peter Watkins utilise un genre qui appartient à la science-fiction :l'uchronie. Cela lui permet de dénoncer la gravité du fonctionnement gouvernemental des États-Unis et de provoquer chez le spectateur une réflexion à ce sujet, en lui exposant les conséquences envisageables de cette situation...

envoyé par Bernard E. 

   

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